Autoportrait Camille Pissarro

Camille Pissarro

Camille Pissarro fit partie du noyau dur du mouvement impressionniste. A Claude Monet l’eau, à Pissarro la terre. C’est un paysagiste.

Pissarro l’art du paysage

Avec Claude Monet et Alfred Sisley, l’art de Camille Pissarro exprime aussi la vision impressionniste. Les débuts très aventureux de ce peintre profondément lié au terroir, à un lieu géographique précis, méritent d’être narrés. Camille Pissarro est né en 1830 à Saint-Thomas dans les Antilles. Issu d’une famille bourgeoise, il arrive très tôt à Paris. Son talent de dessinateur le dirige vers une carrière artistique. Pourquoi retourne-t-il donc à Saint Thomas ? Est-ce pour y prendre la tête de l’affaire paternelle ? Nul ne saurait le dire. En tout cas, il s’enfuit en 1852 avec le peintre danois Melbye pour Caracas.

Camille Pissarro autoportrait du peintre
Camille Pissarro autoportrait du peintre

En 1855, le goût de l’aventure le ramène en France. Il fait la connaissance de Corot. Puis de Claude Monet, se consacrant avec lui à l’étude de ce qu’il voit en parcourant les rues et les champs. Il expose bientôt au salon des refusés une vue de Montmartre. Ce qui montre combien il a pris ses distances avec Corot et l’école de Barbizon.

Camille Pissarro préfère donner de l’importance à la couleur. Et, il s’intéresse de plus en plus à la lumière, s’attachant à rendre ses infinies variations sur l’eau, dans les nuances d’un ciel ou les tuiles humides des toits. Au contact de son ami Paul Cézanne, le méridional, avec qui il travaille à Pontoise, il rapproche son style d’une vision plus construite. Cependant, chez Pissarro, le plaisir que procure la couleur relèguera toujours la force de la composition à l’arrière plan. L’aventure n’est pas finie. Peut-être à cause de sa vocation qui lui interdit de parcourir le monde, il va se jeter dans les courants nouveaux qui gravitent autour de l’Impressionnisme. Ainsi, Il se sépare de Paul Gauguin pour se rapprocher vers 1886 de Georges Seurat et la technique pointilliste.

Camille Pissarro retour à l’impressionnisme

Vers 1890, soutenu par le zèle et l’admiration d’amis, comme le critique Octave Mirbeau, il commence à connaitre le succès. Et, il revient progressivement au style des Impressionnistes.
A ses côtés, il faut citer le paisible Caillebotte, Piette, Guillaumin, Lebourg qui sont aussi des membres du groupe, ainsi que trois femmes: l’Américaine Marie Cassatt, élève de Degas, La Française Eva Gonzalès qui reflète, bien que sur un mode mineur, l’évolution de Manet dont elle fut l’élève et enfin, celle que l’on considérait comme la rivale de Manet, Berthe Morisot.

Quelques œuvres de Pissarro

Camille Pissarro les toits Rouges
Camille Pissarro les toits Rouges, coin de village, effet d’hivers
1877, ( 54 x 65,6 ) Musée du Louvre ( Jeu de Paume )

Probablement que les Toits Rouges sont peint près de Pontoise. Ce tableau montre un paysage conçu avec une rigueur géométrique. Et, où l’influence exceptionnelle de Cézanne est présente. Car, les oppositions violentes des couleurs se détachent derrière les arbres et les branches dénudées. Ce thème d’un village adossé au flanc d’une colline a été traité à diverse reprises par l’artiste.

Camille Pissarro vue de la seine à Paris
Camille Pissarro vue de la seine à Paris, 1901
( 46 x 55 cm ), Bâle, collection Staechelin

Après avoir travaillé avec Corot et subi l’influence de Courbet, Camille Pissarro fit partie de Noyau de l’impressionnisme avec Auguste Renoir, Monet et Cézanne. On lui doit de nombreux paysages de Rouen et des rues de Paris. Il se rapprocha aussi de la technique de Seurat.

Elie Faure dit: Pissaro promène son apostolat dans les campagnes habitées. Il démontre en peignant les toits rouges entrevus derrière les pommiers… Que même quand on réalise, par une technique rigoureuse le maximum du frémissement aérien … Et de l’éclat lumineux on peut rester le poète le plus discret de l’intimité des choses.

Camille Pissarro, La Route de Louveciennes
Camille Pissarro, La Route de Louveciennes, 1872
( 60 x 73,5 cm ). Paris Musée du Louvre.

A Monet l’eau, à Camille Pissarro la terre qu’il saura montrer avec une technique large et puissante. Ce sera l’un des rares paysagistes qui placera assez souvent des personnages dans ses compositions.

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