découvrez les manufactures quimpéroises, symbole du savoir-faire artisanal et de l'excellence industrielle à quimper.

Histoire des Manufactures quimpéroises

L’histoire des manufactures quimpéroises n’est pas simple ! De nombreux ateliers ont vu le jour au fil des siècles. Certains ont disparu, d’autres se sont alliés… Et l’arbre généalogique de la céramique de Quimper se révèle difficile à interpréter.

De cette richesse, trois courants se distinguent dans les manufactures de Quimper: la Grande Maison, Eloury-Porquier-Beau et Dumaine-Tanquerey-Henriot.

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Tout d’abord, les trois sont installées à Loc-Maria. C’est un quartier de Quimper particulièrement fécond en matières premières. En 1968, ces manufactures quimpéroises se trouvent rassemblées sous l’appellation commune: Faïenceries de Quimper.

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Manufactures quimpéroises: La Grande Maison

La Grande Maison est fondée par Jean-Baptiste Bousquet en 1699. Elle connaît un succès croissant. Parmi toutes la manufactures quimpéroises c’est peut être la plus connue.
On retrouve au fond d’écuelles en terre cuite aux engobes, des décors hispano-mauresques. Car par le passé, son fondateur a travaillé à Marseille.
A la mort de Jean-Baptiste Bousquet, en 1708, son fils, Pierre, prend la tête de la manufacture quimpéroise et la déplace sur l’actuelle place du Styvel. Ce nouveau site installé sur le port de Quimper, offre  des avantages indéniables. Il est en première ligne pour les approvisionnements et les expéditions.

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La technique de Nevers

En 1731, le gendre de Pierre Bousquet, Pierre Belleveaux, rejoint la manufacture quimpéroise familiale. Ce faïencier accompli, originaire de la région nivernaise, apporte la technique nivernaise du décor à la touche dans les productions du début du XVIIIe siècle.
Les décors s’inspirent parfois de sa région natale, comme en témoignent, par exemple, des assiettes à décor de bateaux de la Loire.
Les productions quimpéroises démontrent une absorption des techniques de Nevers puis son application inspirée par la culture bretonne.

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Des décors venus de Rouen

Pierre Bellevaux décède en 1743. Six ans plus tard, en 1749, c’est au tour de Pierre-Clément Caussy, faïencier et peintre sur faïence de Rouen, de rejoindre la Grande Maison.
Son apport à l’édifice Quimper est des plus importants. Il influence la production jusqu’à la fin du XIXe siècle grâce aux nombreux poncifs qu’il avait eu soin d’emporter: des petits papiers percés de trous d’épingle suivant le contour des décors de Rouen. Posés sur une pièce de faïence, et frottés avec un tampon imprégné de poudre de charbon de bois, ces poncifs permettent de reproduire le décor en pointillé sur une pièce pour guider la main du peintre.
Aux couleurs nivernaises de Bellevaux s’additionne alors celle de Rouen pour former les cinq couleurs caractéristiques du Quimper: le rouge, le bleu, le jaune, le vert et le violet.

Le Quimper populaire

Le brassage de style de ces grands faïenciers de Nevers et de Rouen donne naissance au Quimper populaire. A la mort de Caussy, en 1782, son gendre, Antoine de La hubaudière, prend la direction de l’entreprise pour laquelle il travaille depuis 1771.
Il est fort probable que la marque au triangle, particulièrement recherchée, incluant les initiales H pour Hubaudière et B pour Bousquet, soit due à ce franc-maçon.
En 1783, le traité de commerce franco-anglais autorise l’entrée sur le territoire français des faïences fines anglaises. C’est le début d’une période difficile qui durera jusqu’à Révolution Française.

1916: la fin d’une dynastie

A la mort d’Antoine de la Hubaudière, en 1794, l’entreprise reste une affaire familiale. Elle est reprise par sa femme, puis par son fils, Clément, qui cédera ses parts à son cousin Félix en 1842.
En 1879, la manufacture de La Hubaudière devient une société: la Faïencerie bretonne de la Grande Maison.
La dynastie des de La Hubaudière perdure jusqu’en 1916 avec le dernier de la grande famille, Guy. L’histoire de la faïencerie ne s’arrête pas là pour autant.
En 1917, Jules Verlingue, faiencer de Boulogne-sur-Mer, dans le Nord, fonde la société Jules Verlingue et Cie, qui devient la Société Jules Verlingue, Bolloré et Cie en 1922, puis la socité anonyme des Ets Céramiques de la Grande Maison H.B, en 1928.
Avant d’absorber la manufacture Henriot, également installée à Quimper, pour devenir les Faïenceries de Quimper, exploitant les marques HB et Henriot.

Manufacture quimpéroise Eloury-Porquier-Beau

François Eloury, ouvrier de Pierre-Clément Caussy, ouvre ses tourneries dans la paroisse d’Ergué-Armel en 1772. A ses débuts, il y produit essentiellement des poteries et des pipes.
Puis, en 1780, sa veuve installe la petite entreprise à Loc-Maria, sur les bords de l’Odet, pour bénéficier des avantages du port.
Ensuite, sous la direction de Guillaume Eloury, fils de François, la manufacture prospère et se développe, venant concurrencer la Grande Maison.
Car les productions d’Eloury ne se cantonnent plus aux poteries et grès, mais également à des remarquables faïences, aux décors riches et élaborés, dont certaines portent la marque E.
La succession d’Eloury est assurée par sa fille Hélène qui épouse Charles Porquier en 1809. La manufacture s’appelle Eloury-Porquier.
En 1839, Clet-Adolphe Porquier prend la direction de la manufacture Porquier.

Le succès avec Alfred Beau

En 1869, sa veuve, Augustine Caroff, lui succède. Dès 1873, elle s’alloue les services d’un peintre talentueux: Alfred Beau. De ce fait, jouant le rôle de directeur artistique, il crée un nouveau style, très naturaliste, mêlant végétation et animaux. Surtout, il mène l’entreprise au succès.
En 1875, la manufacture devient Porquier-Beau avec la marque PB.
Malgré tout, l’entreprise ne résistera pas à la concurrence. Alfred Beau cesse sa collaboration avec la manufacture Porquier en 1903. Celle-ci ferme ses portes en décembre 1904. Les dessins et modèles sont rachetés par la manufactures Jules Henriot, autre grand nom de la faïence de Quimper dans le Finistère.

Manufactures quimpéroises Dumaine-Tanquerey-Henriot

Guillaume Dumaine de la Josserie s’installe comme potier dans la quartier de Loc-Maria en 1791. Il vient de Normandie.  Dans le prêt qu’il sollicite du Directoire, il précise qu’il ne concurrencera pas les deux manufactures en activité en produisant des buires façon Bordeaux, que l’on ne trouve pas en Bretagne.

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